Au cours de l’année scolaire, dix-sept élèves de seconde du lycée Paul-Constans ont imaginé, fabriqué et vendu un porte-boisson. Comme des vrais entrepreneurs.

L’idée du projet leur est venue par accident, en début d’année, quand un lycéen a fait tomber par mégarde une cannette. « Cela nous a donné l’envie de partir sur la fabrication d’un porte-boisson à accrocher sur le bord d’une table ou d’un bureau », raconte Andrzej Marlière, devenu pour l’occasion président d’une mini-entreprise nommée Ergonomiks Drinks. Au cours des quatre heures hebdomadaires que leur offre l’option création innovation technologique, les lycéens ont monté le projet de A à Z, de la conception à la commercialisation, en passant par la réalisation d’une étude de marché, la fabrication, la création des fiches de paie ou encore la communication. « Cela nous permet de savoir comment ça se passe dans les entreprises », remarque Joffrey Goy, qui endosse quant à lui le rôle de directeur général. Après l’essai de plusieurs prototypes, les élèves ont arrêté leur choix sur un objet en inox outillé d’un porte-sucre, d’un porte-cuillère, d’un décapsuleur et même d’un trou pour la touillette. Les élèves ont été aidés dans leur tâche par leurs confrères de bacs pros chaudronnerie et technicien d’usinage. Le groupe va participer le 13 mai à un concours régional de mini-entreprises de l’association Entreprendre pour apprendre. Puis espérer concourir ensuite aux échelons national et international.
Presque tous vendusChacun s’est vu attribuer une fonction dans l’entreprise, en concertation avec leurs enseignants et parrains du club Rotary Néris-Montluçon. « Nous avons écrit des CV et des lettres de motivation pour obtenir un poste », explique Andrzej Marlière. La quasi-totalité des cent porte-boisson ont été vendus – à 8,90 euros pièce. « On aurait pu en vendre le double », affirme l’enseignant Stéphane Pasquier, heureux de voir s’accomplir un « projet fédérateur ».